En bref
Le test d'aisance aquatique, défini par l'arrêté du 25 avril 2012, est demandé pour de nombreuses activités nautiques en accueil collectif de mineurs (colonies, centres de loisirs) et à l'école. Il comprend cinq épreuves : un saut dans l'eau, 5 secondes de flottaison sur le dos, 5 secondes de sustentation verticale, 20 mètres de nage sur le ventre et le passage sous une ligne d'eau ou un objet flottant. Il peut être passé avec ou sans brassière de sécurité.
À quoi sert le test d'aisance aquatique ?
Ce test permet de vérifier qu'un enfant peut pratiquer une activité aquatique ou nautique en sécurité. Il est notamment exigé dans les accueils collectifs de mineurs (colonies de vacances, centres de loisirs) pour des activités comme le canoë-kayak, la voile, le rafting ou le surf, et peut être demandé à l'école pour les activités nautiques.
Il ne s'agit pas d'un brevet de natation : on ne demande pas une nage technique, mais la capacité à se débrouiller dans l'eau après une chute, par exemple lors d'un dessalage en kayak.
Les 5 épreuves du test
- Effectuer un saut dans l'eau. L'enfant entre dans l'eau en sautant, et remonte seul à la surface.
- Réaliser une flottaison sur le dos pendant 5 secondes. Allongé, le visage hors de l'eau, sans bouger.
- Réaliser une sustentation verticale pendant 5 secondes. Rester à la verticale, la tête hors de l'eau, sans avancer ni s'accrocher : c'est le « sur-place ».
- Nager sur le ventre pendant 20 mètres. Dans la nage de son choix.
- Franchir une ligne d'eau ou passer sous une embarcation ou un objet flottant. L'enfant doit passer la tête sous l'eau pour franchir l'obstacle.
Le test peut être réalisé avec ou sans brassière de sécurité (gilet conforme à la réglementation). Avec la brassière, la flottaison et la sustentation sont plus faciles ; en revanche, passer sous la ligne d'eau devient plus difficile, car le gilet fait remonter.
Le conseil du maître nageur
L'épreuve la plus redoutée par les enfants est souvent la dernière : passer sous la ligne d'eau. Un enfant qui n'aime pas mettre la tête sous l'eau bloque à ce moment-là. C'est donc la compétence à travailler en priorité.
Qui peut faire passer le test ?
Le test est passé devant un professionnel habilité, par exemple un maître nageur sauveteur dans une piscine. Il peut se dérouler en piscine ou dans le milieu où se pratique l'activité. Renseignez-vous auprès de la piscine de votre commune : beaucoup proposent des créneaux dédiés avant l'été, quand les demandes se multiplient.
Le professionnel remplit ensuite une attestation, à transmettre à l'organisateur de la colonie ou du séjour. Gardez-en une copie : elle pourra resservir.
Comment préparer son enfant
Le saut
Commencez par des sauts dans le petit bain, puis au bord du grand bain, dans vos bras, puis à côté de vous. Insistez sur la remontée : l'enfant doit ressortir la tête, souffler et se tourner vers le bord.
La flottaison sur le dos
Cinq secondes, c'est court, mais il faut accepter d'avoir les oreilles dans l'eau. Entraînez-vous en position « étoile de mer », avec votre main sous sa nuque, puis sans. Toutes nos astuces sont dans notre article apprendre à flotter sur le dos.
La sustentation verticale
En grand bain, près du bord : l'enfant pédale doucement avec les jambes et bouge les mains à plat sous la surface. Comptez ensemble jusqu'à 5, puis jusqu'à 10 pour avoir de la marge.
Les 20 mètres
Peu importe la nage, pourvu qu'elle soit régulière. Entraînez-vous sur 10 mètres, puis 15, puis 25 : le jour du test, 20 mètres paraîtront faciles.
Le passage sous la ligne d'eau
Travaillez d'abord l'immersion de la tête (notre méthode étape par étape), puis faites passer votre enfant sous une frite tenue à la surface, puis sous une vraie ligne d'eau.
Quand s'y prendre ?
N'attendez pas la veille du départ. Pour un enfant déjà à l'aise dans l'eau, quelques séances suffisent. Pour un enfant qui ne met pas encore la tête sous l'eau, comptez plutôt plusieurs semaines. Idéalement, commencez la préparation au printemps pour une colonie d'été, d'autant que les créneaux de test en piscine sont très demandés en juin.
Sécurité
Réussir le test ne signifie pas savoir nager en toute circonstance. En milieu naturel, l'eau est plus froide et les conditions changent : la surveillance reste indispensable.
Questions fréquentes
Le test d'aisance aquatique peut-il se faire avec un gilet ?
Oui. Le test peut être réalisé avec ou sans brassière de sécurité conforme à la réglementation. Le passage sous la ligne d'eau devient alors un peu plus difficile.
Quelle est la différence avec le Sauv'nage ?
Le Sauv'nage est le premier test de l'École de natation française, propre à la Fédération française de natation. Le test d'aisance aquatique est un test réglementaire, exigé pour certaines activités nautiques en accueil collectif de mineurs.
Mon enfant ne sait pas nager 20 mètres, peut-il partir en colonie ?
Il pourra participer au séjour, mais pas forcément aux activités nautiques qui exigent le test. Renseignez-vous auprès de l'organisateur, et profitez des semaines avant le départ pour le préparer.
Combien coûte le test d'aisance aquatique ?
Le tarif dépend de la piscine ou du professionnel qui le fait passer. Il est souvent modeste, parfois gratuit pour les habitants de la commune : renseignez-vous localement.
Léo, maître nageur sauveteurDiplômé en France (BPJEPS Activités aquatiques et de la natation, BNSSA) et en Suisse (brevet Pro Pool), Léo a accompagné plus de 200 enfants dans leur apprentissage de la nage. Il a fondé Rive pour transmettre sa méthode aux parents.
Les 5 réflexes de sécurité à transmettre avant l'étéLe guide offert d'un maître nageur, et un accès prioritaire au lancement du Cahier de Nage.
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